Règles de conception : les points importants d'une bonne installation de VMC double flux

Les conseils suivants ont pour fonction de recenser les différentes problématiques rencontrées en VMC double flux, qui permettent d’identifier les bons critères de conception. Cette synthèse renvoie sur les chapitres de ce dossier ou les problématiques sont abordées plus en détail.

Sans constituer une base de donnée exhaustive, cela recense les principaux défauts identifiés sur les réalisations de VMC double flux et les bonnes pratiques.

Niveau du dossier : débutant

Conception

Choix du caisson : Se reporter sur les données du produit. 

Par ordre de préférence :

  1. Certification passive – seuls les meilleurs produits répondent aux caractéristiques de rendement, d’efficience électrique, d’étanchéité à l’air

  2. Certification NF VMC – Cette certification concerne les mêmes critères de performance que la certification passive avec des cibles moins ambitieuses.

  3. Certification du rendement selon la NF EN 13141-7 : dont le test a été réalisé par un labo indépendant du fabricant.

  4. Pour les caissons VMC ne mentionnant aucune caractéristique technique, c’est l’inconnue sur le fonctionnement réel.

Position de la VMC double flux :

les caissons de ventilation sont pour la plupart peu isolés et sont de ce fait prévus pour être disposés dans un local à température ambiante. Les seuls équipements pouvant éventuellement être disposés hors volume chauffé sont les caissons avec une bonne isolation thermique (caisson en polypropylène expansé), et fortement étanches à l’air (moins de 3% de fuites). Et même dans ce cas précis, il vaut mieux trouver malgré tout une solution pour placer le caisson dans le volume isolé.
Les documentations techniques des matériels précisent les conditions d’emploi.

Privilégier un positionnement de la VMC dans un local isolé phoniquement des pièces de vie.

Exemple de planification permettant d’identifier les sujétions et passages de réseau

Prévoir dès la conception le passage des réseaux :

Faites réaliser un plan de dimensionnement détaillé, identifiez les contraintes (espace disponible en faux plafond, raccordement des pièces, réservations dans les planchers). Faites réaliser un plan du local technique pour vérifier l’encombrement des composants (VMC, silencieux, répartiteurs, batteries de chauffe, caissons filtres, conduits).

  1. Jamais de passages de conduits d’air extrait et air insufflé en dehors de l’enveloppe étanche. Dans une telle situation, de la condensation se formera dans les conduits. A chaque fois que l’enveloppe étanche est percée, il y a un risque de dégradation de l’étanchéité à l’air du bâti.

  2. Équilibrer l’installation en répartissant équitablement des longueurs de branche du réseau. Toujours respecter la règle du 5/1. La branche la plus éloignée du caisson n’est pas à plus de 5x le linéaire de la branche la plus proche.

  3. Éviter l’utilisation de régulateurs de débit sur le réseau d’air insufflé, qui contraignent ensuite la modulation de vitesse de la VMC. Un réseau bien conçu n’en a pas besoin. Préférez une régulation des débits gérée par la VMC à une régulation des débits par des bouches autoréglées

  4. Choisir une VMC adaptée à la plage de débit. Il n’est jamais bon que la VMC soit surdimensionnée ou sous dimensionnée. Il ne faut pas que les débits d’air soient supérieurs à 0.7 vol/h, au risque d’avoir un air intérieur trop sec.

  5. S’assurer de la compatibilité entre la ventilation installée et la hotte de cuisine. En cas de hotte à extraction, s’assurer que l’équipement prévu dispose d’un clapet étanche et si possible d’une entrée d’air de compensation

 

Exemple de plans d'installation réalisés par fiabishop

Installation

Exemple d’installation exemplaire réalisée pour une maison passive (selon étude de fiabishop).

Placement caisson

Mise en œuvre désolidarisée du caisson. La VMC doit être posée sur un support non vibrant.

Choix des conduits

  1. Les conduits d’air neuf et rejet doivent être isolés thermiquement pour éviter la condensation et les déperditions de chaleur. Par ailleurs, le linéaire de conduits devra être minime (cela renvoie donc au placement de la VMC double flux dans le logement) et l’ensemble étanche à l’air. Privilégier les conduits rigides (polypropylène expansé ou acier galvanisé) aux conduits souples spiralés.

  2. Les conduits d’air insufflé et d’air extrait doivent être de qualité alimentaire et nettoyables, fortement étanches à l’air. Les gaines souples en PVC utilisables en VMC simple flux ne sont pas adaptées.

tvadouble-2Sur cet exemple, le bouchon du plenum est maintenu jusqu’à la fin du chantier. Les bouches sont disposées au dernier moment. On voit le joint du conduit qui assure l’étanchéité de la connexion. Ces systèmes de conduits assurent à minima une classe A, jusqu’à classe C en étanchéité à l’air  ---------->

 

Éviter l’encrassement de l’installation pendant le chantier

  1. Tous les conduits, plenums, piquages de VMC doivent être obturés pendant tout le chantier. Les conduits/caissons sont stockés à l’abri et protégés de la poussière avant la mise en oeuvre. Des bouchons sont disposés sur les éléments de manière à éviter à la poussière de pénétrer dans l’installation (en général, le produit livré est bouchonné, si ce n’est pas le cas, obturez).Si l’installation n’est pas correctement protégée, les poussières générées pendant le chantier auront pénétré l’installation. Au moment de la mise en route la poussière est aspirée par la VMC et elle colmate vos filtres en quelques jours. Les bouches seront donc posées au dernier moment, ou le cas échéant scotchées pendant toute la durée du chantier.

  2. Bien étancher l’ensemble des connexions. Chaque système de conduit à ses spécificités, avec recours à des joints, scotchs, fixations étanches. Bien s’assurer que l’ensemble des plenums, répartiteurs, accessoires de réseau ait bien été étanché. L’étanchéité du réseau aéraulique est classée entre défaut, classe A, B, C (classe C = meilleur). Les systèmes de conduits commencent à faire l’objet de certifications donnant l’information sur l’étanchéité obtenue, on peut utiliser le résultat obtenu dans le bilan thermique RT2012.

  3. Assurer une bonne acoustique de réseau : dans la conception de l’installation, 2 bouches de 30 m3/h valent mieux qu’une bouche de 60 m3/h. Préférez les bouches en diamètre 125 aux bouches diamètre 80, plus silencieuses. Utilisez le cas échéant des atténuateurs acoustiques et silencieux pour corriger un problème de bruit.

  4. Bien vérifier le détalonnage des portes de service. L’air doit pouvoir transiter des pièces de vie vers les pièces d’eau (1 à 2 cm).

  5. Placer les bouches judicieusement : le renouvellement d’air de la pièce doit pouvoir être complet. La position dépend du type de diffuseur. Ne pas placer les bouches trop près des espaces de vie (courant d’air inconfortable) ni derrière les meubles.

 

reseau galvabouche carrée Helios au plafond2VMC en local technique3
Autre exemple de réseau (cette fois en tertiaire), l’acier galvanisé permet de réaliser un réseau filaire obtenant une classe CBouche de soufflage judicieusement placée dans la pièce de vieEncombrement type en local technique : tous les accessoires de réseau sont placés judicieusement (ici avec un puits à eau glycolée)

 

Mise en service – réglage

photo kimoAnémomètre à hélice ou fil chaud, avec cone adapté à la bouche, permettant de mesurer le débit de chaque diffuseur pour en régler l’obturation.  ----------->

  1. Demander un procès verbal de mise en service : la mise en service est dans ce cadre réalisée par le fabricant ou une entreprise tierce, et consiste dans la mesure des débits d’air aux bouches, au réglage fin du caisson, et à la vérification du bon fonctionnement de l’ensemble. L’idée est de s’assurer qu’au moment ou l’installation est mise en fonctionnement, elle donne pleinement satisfaction.
    Cette action est nécessaire dans le cadre d’une démarche passive, et conseillée par les règles de l’art VMC double flux.

    Exemple de formulaire indiquant les points à vérifier pour une mise en service

Entretien – maintenance

  1. Accessibilité du caisson pour la maintenance des filtres. Tenir compte de la nécessité de visiter l’installation 2 fois par an pour le remplacement des filtres et l’éventuel nettoyage de l’échangeur

  2. Tenir un carnet d’entretien de la VMC en notant les périodes de remplacement des filtres.

  3. Gardez à l’esprit que la plupart des filtres VMC ne se nettoient pas

  4. Prévoir un nettoyage complet de la VMC tous les 2 ans.

  5. Prévoir un nettoyage complet des réseaux tous les 10 ans

 

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Remplacement des filtresNettoyage à la brosse rotative des réseaux aérauliquesNettoyage échangeur

 

En résumé :

Les points ci dessus constituent les "fondamentaux" pour que la ventilation double flux vous assure une parfaite satisfaction. Le service proposé par fiabishop nous permet soit de vous épauler ponctuellement pour vérifier votre projet, soit de vous accompagner de A à Z par le biais d'un package incluant l'étude thermique, les plans techniques, l'accompagnement du professionel, jusqu'à la mise en service de l'installation.

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